chezM83

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17 janvier 2007

One caress

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30 novembre 2006

Rupture

Seule dans sa chambre, Judith pense à demain, ce grand jour que tout le monde prépare autour d'elle. Elle devrait être heureuse, mais elle n'y parvient pas. Les jours se succèdent et s'enchaînent, apportant toujours plus ce malaise qu'elle tente de contenir, de masquer... Alors demain n'est pas si important à ses yeux. Elle voudrait arriver à sourire, rassurer ainsi les siens, mais elle n'y parvient pas...

 

Elle a tenté d'aborder le sujet avec ses parents. Mais ces derniers, trop occupés, n'ont pas vraiment compris son message. Après tout, le problème vient peut-être d'elle songe-t-elle parfois... Il est vrai que les apparences sont belles, mais ce ne sont que des apparences... Comment une jeune fille gâtée pourrait ne pas aller bien? Impossible...

 

Combien de fois a-t-elle entendu ces réflexions qui lui rappellent qu'elle possède tout pour être heureuse... Ces éternelles remarques qui lui font croire qu'elle n'est pas normale en ne se sentant pas bien dans sa tête...

 

Des amies? Elle n'en a plus... Judith s'est progressivement isolée. Ses parents ont une situation financière aisée, ce qui suscite des jalousies, des tensions avec les filles de son âge. Parlons aussi de celles qui ne la comprennent pas quand elle parle de son mal de vivre, celles qui se disent que Judith ne sait pas profiter de ce qu'elle possède...

 

Alors aujourd'hui elle est seule, toute seule... Elle va en cours chaque jour la tête baissée, le regard vide. Elle passe sa journée à attendre qu'elle se termine pour enfin se réfugier dans son jardin secret, sa grande chambre, qui regorge d'objet en tous genre. Mais malgré tout c'est le vide autour de la jeune Judith. On ne l'entend pas, on ne la comprend pas... et elle pleure...

 

Judith voudrait tant connaître se bonheur que les autres lui prêtent. Elle aimerait tant se sentir bien, avoir envie de vivre, de profiter de tout ce que le monde offre, mais elle reste dans sa chambre, s'enfermant sur elle-même toujours un peu plus. La rupture avec son entourage devient pourtant alarmant... Mais personne ne voit...

 

Demain ce sera son anniversaire, demain elle aura 16 ans. Une année de plus se dit-elle... Mais une année de trop aux yeux de Judith...

 

Son père vient la voir, tout souriant, il lui montre sur une photo le gâteau qu'il vient de commander pour demain. Devant tant d'enthousiasme elle se force à sourire pour ne pas le peiner. Elle comprend combien il est important pour eux de réussir cette fête. Alors elle descends et participe aux préparatifs. Sa famille est contente de la voir ainsi... Une famille aveugle, qui ne sait pas discerner que Judith fait semblant, qu'elle sait faire mine d'être heureuse. Elle a eu tout le temps de s'entraîner...

 

Faire semblant... C'est un peu à quoi se résume sa vie. Elle a vite comprit que pour éviter les réflexions qu genre "Je ne te comprends pas, tu as tout pour être heureuse" il faut faire semblant... De toute façon personne ne la comprend... Personne n'a même essayé de le faire... Alors derrière ce sourire, tout au fond d'elle, Judith pleure...

 

Elle repense à cette fois où elle a voulu aborder ses angoisses avec ses parents. Comme bien souvent elle arrivait au mauvais moment. Ses parents en pleine discussion concernant leur travail, se vantant de bonheur de leur enfants, de leur réussite tant professionnelle que familiale... comment leur dire? Comment détruire ainsi le rêve de ses parents? Alors elle est remontée dans sa chambre... Encore une fois elle n'a rien dit...

 

Judith subit la vie. Son quotidien devenu monotone la lasse. Son entourage qui la croit heureuse, ses camarades qui la jalousent... Parfois elle a envie d'exploser, de devenir tout le contraire de la petite fille modèle qu'elle est aux yeux des autres. Elle voudrait qu'on s'intéresse à elle... Mais Judith ne veut pas... Ses parents ne comprendraient pas, elle les décevrait... Ils ne s'en rendent pas compte, mais pour Judith c'est une pression qui pèse sur elle que de devoir jouer les petites filles modèles pour que ses parents soient fiers... Mais Judith, une fois rentrée le soir dans sa chambre, pleure...

 

Demain elle aura 16 ans, demain elle sera grande, tout le monde lui dit. Tout en étant avec ses parents elle y songe... Son esprit vagabonde et Judith rêve de bonheur... Et si il arrivait demain? Elle voudrait y croire mais sait au fond d'elle que cette date ne changera rien...

 

Elle sait ce qu'elle doit faire...

 

Pour l'instant, il faut préparer la fête de demain, téléphoner à ces gens qui viendront, ces personnes qu'elle n'a pas envie de voir, mais comme ses parents croient le contraire elle fait encore semblant...

 

La journée se passera bien... Ses parents seront heureux d'avoir vue leur fille souriante aujourd'hui.

 

La jeune fille s'enferme enfin dans sa chambre, son refuge où personne ne vient la déranger. Elle reste là, lasse et fatiguée. Les idées se bousculent dans sa tête. Ce à quoi elle pense n'est pas bien, ce à quoi elle pense va blesser les siens... Mais cela fait trop longtemps qu'elle souffre, trop longtemps qu'elle a mal pour ne pas les blesser...

 

Alors Judith sort son flacon. Elle le pose sur sa table de nuit et l'observe de longues minutes. Cette porte de sortie lui semble alors le seul moyen d'échapper à tout ça... Elle ne dit rien. Elle descend dire bonsoir à ses parents. Ils sont contents, lui souhaitent une bonne nuit avant "le grand jour".

 

Mais elle ne veut pas de ce jour, ni des suivants.

 

Elle remonte dans sa chambre avec une bouteille dérobée dans le bar. Elle s'enferme à clé dans sa chambre. Elle remplit son verre... Son regard est vide... son esprit est ailleurs.

 

Doucement elle saisit le flacon, l'ouvre et verse son contenu sur son lit. Elle va ensuite à son bureau, prend une feuille et y écrit quelques lignes. La feuille mouillée par quelques larmes restera là...

 

Puis elle s'allonge sur son lit, le verre à la main. Un à un elle avale les petits cachets, alternant avec quelques gorgées de son verre... Puis elle le pose, ferme les yeux et attends... elle pleure...

 

(...)

 

Le lendemain ses parents frappent à la porte pour réveiller Judith. Elle ne répond pas... Les appels se multiplient et s'intensifient jusqu'à ce que son père se décide à forcer la porte...

 

La maison se remplie de cris et de pleurs... les invités de la fête trouveront des gyrophares autour de la maison... Judith est partie. Judith a écrit sa lettre de rupture... Une rupture avec cette vie où elle ne se sentait pas à sa place, cette vie dont elle ne voulait plus...

 

Cette rupture, elle l'explique, cruellement...

 

De l'écoute, de l'attention, de la compréhension... peut-être que Judith serait encore là. Mais aujourd'hui il est trop tard. Ce genre de rupture est irréversible, il fallait y penser avant...

 

Judith est ailleurs... elle ne pleure plus...

Posté par zotre à 09:03 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2006

X-périence

deux petites expériences... sans prétention... soyez indulgents...

en lettres croissantes:

Agenouillé, les yeux mouillés
Blasé, de la vie dégoûté,
Cherchant une issue depuis trop longtemps
Dépité par cette vie qui me pèse tellement…
Et puis à quoi bon vouloir rester
Fatigué, je préfère m'éclipser
Garder en moi ce qui me pèse…
Hanté, tourmenté par ce malaise
Il me faut m'alléger de ce fardeau…
Joug trop lourd qui me pèse
KO je suis, une issue il me faut.
Là devant moi se présente l'aboutissement
Ma porte de secours vers l'apaisement.
Noire peut sembler cette pensée
Ou condamnable l'idée
Pourtant l'envie est là
Qui me jugera?
Rester n'a plus de sens
Souffrir, sentir la violence…
Toujours j'ai repoussé cet instant.
Une décision j'ai pris : il est temps…
Voilà enfin mon échappée.
Whisky à flot pour libérer mon esprit
X-citation à son comble, douce folie
Y insérer quelques cachets…
Zone de non-retour atteinte…



et par M:

Ma mort m'attend
Moi, morose mécréant...
Murmures malsains
Mon mal m'atteint
Murmurant...
M'envoûtant...
Maux marquants
Mental mutilé
Moi, misérable mourant,
M'éteint, miné...
Moral martyrisé
Malade, maltraité...
Mes multiples mots
Miroitent mes maux...
Méphistophélique maladie
Macabre mélodie...
Mais mes mots
Masquent mes maux
Mots magiques
Machiavéliques...
Maladie mutine
M'achève, me mine...
Mais malgré ma misère,
Mon mental mortuaire,
Mémorable moment
Me mariant
Massacrant mes murs
Minimisant mes morsures
Mystérieuse magie
Magnifique mélodie
...c'est l'amour...

Je t'M.....


©m83

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08 août 2006

CYBER DELIT

l'histoire est en ligne ailleurs

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